Un saccage digital
Une grande action contre les attaques criminelles du fascisme est nécessaire
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DCO | Foto: Diário Causa Operária

PORTUGUÊS: https://bit.ly/2CF7aXR
ENGLISH: https://bit.ly/3g5lzLg

Un événement grave s´est produit dans l´après-midi du 18 juillet: le quotidien en ligne du PCO, le Journal Cause Ouvrière (www.causaoperaria.org.br) a été la cible de hackers qui ont détruit la structure du site et effacé plus de 4.000 articles correspondant à plus de 4 mois de travail. Cette attaque mérite toute l´attention des formations de gauche car il ne s´agit en aucun cas d´un fait isolé. C´est l´expression de la lutte intense qui se trame en ce moment dans notre pays.

Cette attaque n´était pas commune. Le DCO et la page officielle du PCO avaient déjà été attaqués à plusieurs reprises. Cependant, à la différence des autres fois, où l´intention des pirates était de faire leur propre publicité, l´attaque de cette semaine montre bien l´intention d´anéantir le journal. L´opération a échoué grâce au militants responsables du site qui sont intervenus rapidement et qui ont réussi à déjouer les manoeuvres criminelles. D´après ce que l´on sait, il s´agit d´une attaque de grande envergure, sans précédent envers un site internet de gauche, du moins au plan national.

Cette action criminelle a détruit le travail de presque 500 collaborateurs du Journal. C´est une atteinte contre tous les membres du parti, vu que c´est un de ses organes officiels. Les 4.000 articles effacés correspondent à une centaine de journées de travail et 8.000 heures dédiées à la rédaction, photographies, révisions etc… C´est aussi un énorme préjudice financier si l´on considère les milliers d´heures des employés, aussi bien pour la rédaction des articles que pour le montage du site qui avait récemment été restructuré et qui devra être totalement refait.

Coincidence ou pas, les criminels ont envahi le site du journal alors que la restructuration se terminait et que le site était sans protection. Nous sommes malgré tout en train de travailler à la récupération des données perdues.

Il est important de souligner que notre journal est un des plus importants organes représentant la gauche, tant en termes d´accès, avec près d´un million de vues par mois, mais aussi par la quantité et diversité des articles, ainsi que par son contenu combatif et révolutionnaire.

Nous présumons que cet acte criminel est l´oeuvre de la droite fasciste ou d´une action de l´état. La méthode utilisée est celle de la droite et de l´appareil répressif, ennemis de la liberté d´expression et de la gauche révolutionnaire, et qui, en temps de dictature, ainsi qu´en quelques régimes considérés comme démocratiques, au Brésil ou dans le reste du monde, saccageaient les journaux de gauche. Le parallèle peut être fait ici très facilement : c´est aujourd´hui un saccage digital.

L´attaque surgit au moment où le PCO est mobilisé pour la lutte du Fora (Dehors) Bolsonaro. Le Parti de la Cause Ouvrière a promu les comités de lutte, il a publié des centaines de milliers de documents et appelé à des rassemblements hebdomadaires dans tout le pays, faisant une propagande incessante pour la chute du président putchiste et le Journal de la Cause Ouvrière a été un des principaux porte-voix de cette campagne.

L´attaque coïncide aussi avec le lancement du signal 24 heures de la Cause Ouvrière TV (COTV), qui démontre la croissance et la force de notre presse et de la presse de gauche en général, et qui menace la politique de droite.

Il s´agit aussi d´un acte pour lacérer les chocs politiques et même physiques que nous avons eu avec l´extrême droite : une tentative pour intimider notre parti mais aussi l´ensemble de la gauche. Ils n´y arriveront pas.

Cette opération sans précédent se caractérise aussi par une attaque frontale aux droits démocratiques en général, mais aussi à la démocratie ouvrière de gauche. C´est la caractéristique centrale du fascisme, poussée par la classe dominante pour détruire la démocratie ouvrière.

Dénoncer cette attaque fasciste et criminelle est fondamentale pour combattre l´offensive d´extrême droite dans le pays mais aussi ailleurs, et pour nous défendre et défendre les autres organisations liées à la lutte des travailleurs. Nous demandons, de ce fait, la solidarité des diverses branches de la gauche : organisations syndicales, mouvements sociaux, partis de gauche et aussi organismes de presse progressistes. Nous leur demandons de se manifester publiquement contre cette attaque criminelle du fascisme qui atteint toutes les organisations ouvrières et populaires.

Il est indispensable que s´organise une campagne de répudiation à cette action criminelle d´extrême droite.

Le PCO va dénoncer cet acte et porter plainte afin d´en identifier les auteurs. Connaissant la partialité de la justice capitaliste, nous allons aussi avoir recours à une entreprise spécialisée afin de rechercher l´origine de cette attaque. Nous ne pouvons pas faire confiance aux services de l´État capitaliste pour trouver une solution. Il est fondamental pour nous de tirer cette affaire au clair et de retrouver ces délinquants politiques.

Nous espérons la collaboration de tous pour pouvoir récupérer les pertes subies et pour réorganiser et fortifier notre journal.

Comité Central National du Parti de la Cause Ouvrière

São Paulo, le 22 Juillet 2020

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